Présentation du livre "Saint-Guilhem-le-Désert, anatomie d'un regard", histoire chorale de deux cents ans d'images, conférence à Viols-le-Fort le 20 septembre 2026
Benoît Larbiou présente son ouvrage "Saint-Guilhem-le-Désert, Anatomie d'un regard", une présentation de livre qui explore l'histoire de deux cents ans d'images du village. Il analyse la construction et la diffusion d'un récit public aux XIXe et XXe siècles.
L'événement se déroule à Viols-le-Fort, le 20 septembre 2026 à 17h30, dans le cadre des Journées du patrimoine Viols le Fort.
17:30
location_on Librairie La Bestiole (193 avenue du Castellas), Viols-le-Fort
Gratuit
Cet événement a lieu dans le cadre de
Journées du patrimoine Viols le Fort
Journées du Patrimoine 2026 à Viols-le-Fort, visites, spectacles et ateliers autour du bâti ancien
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Plus d'infos sur le spectacle Présentation du livre : "Saint-Guilhem-le-Désert, anatomie d'un regard", histoire chorale de deux cents ans d'images
Benoît Larbiou, docteur en sciences politiques, présente son ouvrage paru en 2023, "Saint-Guilhem-le-Désert, Anatomie d'un regard : Histoire chorale de deux cents ans d'images". Cette présentation s'appuie sur ses recherches concernant la construction et la diffusion d'un récit public aux XIXe et XXe siècles, ainsi que sur de nouvelles études en cours.
L'auteur examine la rencontre entre deux mondes distincts au milieu des années 1830 à Saint-Guilhem-le-Désert. D'un côté, les élites urbaines, représentées par la société des gens de lettres, et de l'autre, la société rurale. Ces élites percevaient le village comme un vestige de l'ancienne France, antérieure aux révolutions économiques, politiques et sociales. Elles y voyaient une France éternelle dans laquelle la société lettrée de la monarchie de Juillet se reconnaissait.
Benoît Larbiou s'intéresse à l'urgence ressentie par ces observateurs face aux "démolisseurs" qui menaçaient les vestiges matériels de cette France ancienne. La rationalité de l'époque était également perçue comme détruisant l'esprit de ce peuple idéalisé.
La société urbaine entreprenait alors des "excursions" dans ce monde fragile, collectant des pierres, des plantes, des légendes et des mythes. Elle réalisait de nombreux dessins et lithographies pour préserver ce qu'elle découvrait, avec l'aide future de l'État, afin de fixer un monde en constante évolution.
L'analyse de Benoît Larbiou se concentre sur deux figures principales de cette rencontre : Raymond Thomassy, archiviste paléographe, et Jean Joseph Bonaventure Laurens, dessinateur et peintre. Le village de Saint-Guilhem-le-Désert, avec ses 876 habitants recensés en 1836, constitue le cadre réel de cette étude.
L'auteur interroge ce "voyage pittoresque et romantique" qui s'est imposé durant cette période, à la fois comme une pratique sociale, un genre littéraire et une source de perspectives nouvelles.
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